| Lundi 21 juillet 2008 |
21 h 45 Place de la Liberté
|
| Spectacle tout public à partir de 12 ans |
|
| SA MAJESTE DES MOUCHES |
| de William Golding |
| Mise en scène : Ned Grujic |
| Avec François Berdeaux, Sébastien Bergery, Emmanuel Leckner, Alexandre Letondeur, Thomas Marceul, Laurent Maurel… |
| Les Tréteaux de la Pleine Lune |
|
William Golding, écrivain britannique, a reçu le Prix Nobel de Littérature en 1983. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il sert dans la Royal Navy, et reste profondément affecté par cette expérience. Il publie son premier roman « Lord of the Flies » (Sa Majesté des Mouches) en 1954. Cette œuvre majeure n’a jamais été jouée sur une scène française, il était donc indispensable de réparer cette injustice. Après le crash de leur avion, de jeunes garçons se retrouvent seuls sur une île déserte, tous les adultes ayant péri. Mais, alors que cette île paradisiaque devient peu à peu leur foyer, une lutte pour le pouvoir les sépare en deux camps. D’un côté, Ralph entraîne ceux qui privilégient la solidarité, et de l’autre, Jack dirige une troupe de chasseurs barbares… Trop vite transformés en grandes personnes, à la suite de ce drame, peuvent-ils redevenir des enfants dans un monde d’adultes ? Comme l’adulte qui réchappe d’une guerre et tente de retrouver un équilibre, ces jeunes peuvent-ils retrouver le paradis perdu de l’enfance ? |
 |
| Mardi 22 juillet 2008 |
21 h 00 Jardin des Enfeus
|
| Spectacle tout public à partir de 12 ans |
|
| LA FOURMI ET LA CIGALE |
| de François Mougenot |
| Mise en scène : Jacques Mougenot |
| Avec Jacques Mougenot et François Mougenot. |
|
|
François Mougenot, en pasticheur malicieux, a décliné la fable intemporelle à la manière des plus fameux auteurs du théâtre et du cinéma, et même de la télévision, de Molière à Audiard, de Shakespeare à Feydeau, de Hugo à Pagnol, pour en faire une comédie enlevée et joyeuse, où chaque scène offre son lot de charme, de drôlerie, et de surprise, et renouvelle cet air que nous croyions connaître. Les frères Mougenot, en jouant sur tous les registres de la comédie, en « variant le style » tels des Cyrano modernes, bousculent avec humour et jubilation notre patrimoine culturel. « Sur la scène, François Mougenot incarne l’ombrageuse, industrieuse fourmi, et son frère, Jacques, la stridulante, insoucieuse cigale. Jamais querelle d’insectes n’a été plus piquante. » (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur) |
 |
| Mercredi 23 juillet 2008 |
21 h 45 Place de la Liberté
|
|
|
| MERE COURAGE ET SES ENFANTS |
| de Bertolt Brecht |
| Mise en scène : Anne-Marie Lazarini |
| Avec Sylvie Herbert, Judith d'Aleazzo, David Fernandez, Hervé Fontaine, Marc Schapira, Michel Ouimet, Frédérique Lazarini… |
| Théâtre Artistic Athévains |
|
| Brecht écrit cette pièce en 1938, alors que la montée du nazisme l’a contraint à quitter son pays. Le spectre de la guerre plane alors sur toute l’Europe, et lorsque la pièce est créée, en 1941, on est au cœur du conflit. Brecht choisit pourtant d’inscrire son histoire dans le cadre d’une autre guerre particulièrement cruelle, dont l’Allemagne a été le principal théâtre et la première victime, puisqu’elle y perd le tiers de sa population : la Guerre de Trente Ans (1618-1648). C’est la vagabonde Courage, un personnage populaire de la littérature allemande, qui inspire la traversée inexorable de cette cantinière, lancée, avec ses enfants et ses biens, au cœur des champs de bataille. Passant, au gré du commerce, des armées catholiques aux armées protestantes, s’accrochant à ses marchandises, elle perd un à un ses enfants. A travers le destin de cette femme du peuple qui a pour seules armes sa vaillance, son humour, sa ruse, et sa prudence, à travers ses contradictions aussi, s’engage une réflexion sur les raisons de la guerre, sur le courage des mères qu’on retrouve dans toutes les batailles, de tous les temps, cherchant à protéger leurs enfants et à survivre coûte que coûte. |
 |
| Jeudi 24 juillet 2008 |
21 h 00 Jardin des Enfeus
|
|
|
| L’ORAL ET HARDI |
| d’après Jean-Pierre Verheggen |
| Mise en scène : Jacques Bonnaffé |
| Avec Jacques Bonnaffé. |
| Compagnie faisan |
|
Ce portrait de l’artiste, en Hercule de foire, regroupe quelques grands textes étonnants de Jean-Pierre Verheggen, que Gilles Costaz appelle « le Rabelais du Nord », ses odes homériques, ses harangues, ses morceaux de brave homme, ses discours manifestes. Il a le souffle épique, même quand ses thèmes ont l’allure de jeux de mots. Poète phénomène, poète énergumène, il est l’inventeur d’un genre nouveau, l’opéra-bouche. « Le jeu de Bonnafé, dont on admire le caractère acrobatique, tient du combat forain, du match de boxe, du dialogue ivre de comptoir, du cri dans la nuit, du chant à tue-tête et de l’adresse au ciel… Somptueusement délirant et fraternel. » (Gilles Costaz - Les Echos) |
|