Programme

Vendredi 25 juillet 2008
21 h 00 Abbaye Sainte-Claire
Spectacle tout public à partir de 12 ans
POURQUOI J’AI MANGE MON PERE
d’après Roy Lewis
Mise en scène : Patrick Laval
Avec Damien Ricour.
Compagnie du Théâtre de l’Aiguillon
Un acteur-conférencier, en costume-cravate, qui joue tous les personnages, nous fait entrer dans l’imaginaire de la préhistoire, au paléolithique inférieur. Ecrit comme un conte initiatique, ce spectacle revisite avec un humour « so british » les grands thèmes sociaux : la place de la famille, l’éducation, l’écologie, le rôle de la femme… C’est l’éternel débat entre ceux qui veulent faire bouger les choses - représentés par Edouard, le père inventeur, et ceux qui pensent que c’était mieux avant, avec la formule de l’Oncle Vania : « Back to the trees ! » (Retournons dans les arbres !). Les anachronismes de la pièce la rendent d’une actualité saisissante. « Une performance scénique splendide pour le seul interprète de la pièce, qui mime aussi bien les animaux que les humains en quête d’évolution. »

Samedi 26 juillet 2008
21 h 45 Jardin des Enfeus
LE VENTRE DES PHILOSOPHES
de Michel Onfray
Mise en scène : Patrick Simon
Avec Michelle Brûlé, Eric Charon et Christian Drillaud.
Groupe 3.5.81 et les Tréteaux de France
Comment mangent les philosophes ? Existe-t-il une philosophie de la nutrition ? Convoqués au banquet de Diogène, les philosophes rivalisent de théories, tout en exaltant leur régime alimentaire : Diogène mastique frénétiquement son poulpe, Rousseau tourne sa cuillère dans un laitage, Kant titube, Nietzsche vitupère le goulasch, en se gavant de charcuterie, Sartre, traqué par les homards, se demande « quel est le coefficient métaphysique du citron ? » Chacun d’eux invente une diététique qui renseigne, aussi bien que leur système philosophique, sur leur pensée, leur vie, leur œuvre. Plus que jamais hédoniste, le philosophe nous invite à un banquet où la chair et l’esprit célèbrent des alliances jubilatoires.
« (…) Une leçon de cuisine légère, où nos papilles et neurones s’excitent joyeusement sans jamais s’ennuyer. » (Lise de Rocquigny - Pariscope)

Dimanche 27 juillet 2008
18 h 00 et 21 h 00 Abbaye Sainte-Claire
Une lecture suivie d'un spectacle (avec le même billet)
JOURNEE SOCIETE DES AUTEURS
18 h 00 LES PETITS OUTRAGES
de Claude Bourgeyx
Lu par Dominique Paquet, Philippe Meyer et Jean-Paul Tribout.
« (…) Alors, posons-nous la question : un mot léger, mais lourd de conséquences, pèse-t-il plus ou moins lourd qu’un mot lourd aux conséquences légères ? » Claude Bourgeyx est passé maître dans l’art du dérapage. De la plus anodine des réalités, il tire des situations exceptionnelles, où surréalisme et fantastique caracolent, dans un joyeux bruissement de mots. « Des textes courts, acides, destructeurs… Avec ces « Petits Outrages », Bourgeyx fait des ravages. C’est jouissif ! » (André Rollin - Le Canard enchaîné)

19 h 30 Apéritif et Assiette Périgourdine
(entre les deux spectacles)

Dimanche 27 juillet 2008
18 h 00 et 21 h 00 Abbaye Sainte-Claire
Journée Société des Auteurs (suite)
21 h 00 MONTAIGNE ET LE COMMERCE CONJUGAL
de Robert Poudérou
Mise en scène : Benoît Marbot
Avec Sabrina Bus, Laurent Benoit et Rosa Ruiz.
Compagnie Benoît Marbot
Persuadé que « chacun porte en soi la forme entière de l’humaine condition », Montaigne, au soir de sa vie, s’interroge sur son expérience de l’amour et de l’amitié. Deux femmes troublent ses réflexions : son épouse Françoise et la jeune Marie de Gournay, sa « fille d’alliance ».
Méditation sans concession sur le couple, la pièce de Robert Poudérou nous montre le grand écrivain hanté par ses souvenirs, tourmenté par les impulsions les plus contradictoires, soucieux de léguer à l’humanité une oeuvre sincère et respectable. « Les comédiens s’approprient la langue de Poudérou ressuscitant celle de Montaigne et leurs costumes, réalisés dans des étoffes somptueuses par Cécile Flamand, leur donnent maintien, historicité, authenticité. » (Marie Ordinis - Monde et vie)
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